Lipodensitométrie et IMC : quelles différences et quel intérêt?
L’essentiel à retenir
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L’IMC est un calcul basé sur le poids et la taille. Il permet d’évaluer la corpulence, mais ne renseigne pas sur la composition corporelle ;
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La lipodensitométrie est un examen d’imagerie médicale qui mesure avec précision la masse grasse, la masse musculaire et la masse osseuse ;
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Une personne peut avoir un IMC normal et un excès de graisse viscérale. C’est ce que la lipodensitométrie permet de détecter ;
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La graisse viscérale, localisée autour des organes, est plus associée au risque cardiométabolique que la graisse sous-cutanée ;
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Les taux de masse grasse normaux varient selon le sexe, l’âge et le contexte clinique. Seul votre médecin peut interpréter vos résultats ;
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L’impédancemétrie et la lipodensitométrie mesurent toutes deux la composition corporelle, mais avec des principes et des niveaux de précision différents ;
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La lipodensitométrie est un examen réalisé sur prescription médicale disponible à la clinique Radiologie Dix30, à Brossard.
Lipodensitométrie et IMC : de quoi s’agit-il exactement?
L’IMC et la lipodensitométrie permettent toutes deux d’évaluer la santé métabolique, mais leur nature est fondamentalement différente.
L’indice de masse corporelle (IMC) est un calcul mathématique. Il s’obtient en divisant le poids (en kilogrammes) par le carré de la taille (en mètres). Le résultat permet de classer une personne dans une catégorie de corpulence : insuffisance pondérale, poids normal, surpoids ou obésité. C’est un outil simple, largement utilisé pour évaluer un risque cardiométabolique. La classification canadienne, établie par Santé Canada, définit un IMC normal entre 18,5 et 24,9 kg/m². Ces seuils s’appliquent aux adultes de 18 ans et plus, hors femmes enceintes ou allaitantes.
La lipodensitométrie est, quant à elle, un examen d’imagerie médicale. Elle repose sur absorptiométrie biphotonique à rayons X. Un faisceau de rayons X de très faible intensité balaie le corps et permet à un logiciel de distinguer trois compartiments distincts : la masse osseuse, la masse musculaire et la masse grasse. Elle donne une mesure objective et précise de la composition corporelle, là où l’IMC ne donne qu’un rapport poids-taille.
📖 Définition — Risque cardiométabolique : ensemble des risques de développer des maladies cardiovasculaires (infarctus, AVC) et des troubles métaboliques (diabète de type 2, syndrome métabolique). Il est évalué à partir de plusieurs facteurs combinés : excès de graisse viscérale, hypertension artérielle, dyslipidémie (anomalie du taux de lipides dans le sang), glycémie élevée et sédentarité. Plus ces facteurs sont nombreux, plus le risque global est élevé.
Pourquoi l’IMC ne suffit pas toujours à évaluer la santé métabolique?
L’IMC ne distingue pas le muscle de la graisse. Deux personnes de même taille et de même poids peuvent avoir des compositions corporelles très différentes. L’une peut présenter une masse musculaire élevée avec peu de graisse. L’autre peut à l’inverse avoir peu de muscle et beaucoup de graisse. Leur IMC sera identique, mais leur profil de risque métabolique sera très différent.
Cette limite est particulièrement marquée dans deux situations :
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Les personnes très musclées (sportifs, travailleurs manuels) peuvent avoir un IMC dans la zone surpoids alors que leur masse grasse est tout à fait normale ;
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Les personnes dites « skinny fat », c'est-à-dire des personnes minces avec peu de masse musculaire et un excès de graisse viscérale, peuvent avoir un IMC normal tout en présentant un risque métabolique élevé.
📋 À savoir — Santé Canada recommande de compléter le calcul de l’IMC par d’autres indicateurs, notamment le tour de taille, pour mieux évaluer le risque de santé lié à l’excès de graisse abdominale.
Ce que la lipodensitométrie révèle que l’IMC ne montre pas
Là où l’IMC donne un chiffre unique sans distinction de répartition des tissus, la lipodensitométrie permet de mesurer la masse grasse totale, masse musculaire et masse osseuse. Elle précise également la localisation de la graisse (viscérale ou sous-cutanée), ce qui influence fortement le risque cardiométabolique.
Elle permet aussi de suivre l’évolution de la composition corporelle dans le temps. Lors d’un programme de perte de poids ou après une chirurgie bariatrique, le poids peut stagner alors que la composition corporelle évolue favorablement. La masse musculaire augmente pendant que la masse grasse diminue. Le calcul de l’IMC ne permet pas d’objectiver ce changement.
Graisse viscérale et graisse sous-cutanée : quelle différence?
Le corps stocke la graisse à deux endroits distincts, avec des implications très différentes pour la santé.
La graisse sous-cutanée se loge directement sous la peau. Elle est visible et palpable, notamment au niveau du ventre, des hanches et des cuisses. Elle joue un rôle de réserve énergétique et d’isolation thermique. Son excès contribue à la prise de poids, mais son impact sur la santé métabolique est moins important que celui de la graisse viscérale.
La graisse viscérale est plus profonde. Elle s’accumule autour des organes abdominaux, tels que le foie, le pancréas et les intestins. Elle est invisible de l’extérieur et non mesurable par le simple tour de taille. Son excès est étroitement associé à un risque de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires, d’hypertension artérielle et de syndrome métabolique.
📋 À savoir — Une personne peut avoir un ventre plat et un taux élevé de graisse viscérale. C’est précisément ce que la lipodensitométrie permet de détecter, là où ni l’IMC ni le périmètre abdominal ne le montrent.
Quel est le taux de masse grasse normal?
Il n’existe pas de seuils universels pour le taux de masse grasse, contrairement à l’IMC. Les valeurs de référence varient selon le sexe, l’âge.
À titre indicatif, les fourchettes fréquemment utilisées chez l’adulte situent le taux acceptable :
| Taux de masse grasse acceptable | |
| Femme | 21 % à 31 % |
| Homme | 14 % à 24 % |
Ces valeurs augmentent naturellement avec l’âge, en lien avec la diminution progressive de la masse musculaire. Ce sont des repères, pas des normes fixes, elles varient aussi selon l’origine ethnique ou le niveau d’activité physique.
📋 À savoir — L’interprétation de votre taux de masse grasse est toujours individualisée. C’est votre médecin qui analyse vos résultats en tenant compte de votre âge, de votre sexe, de vos antécédents et de vos objectifs de santé. Un chiffre isolé, sans contexte clinique, ne suffit pas à définir un risque.
Lipodensitométrie ou impédancemétrie : quelle différence?
Ces deux examens mesurent la composition corporelle, mais ils reposent sur des principes très différents.
L’impédancemétrie ou bio-impédancemétrie mesure la résistance électrique des tissus. Un faible courant électrique indolore traverse le corps. Les muscles, qui contiennent beaucoup d’eau, conduisent bien l’électricité. La graisse, peu hydratée, résiste davantage. Un logiciel en déduit la composition corporelle.
La lipodensitométrie utilise les rayons X pour analyser directement la densité des tissus. Elle distingue avec précision la masse osseuse, musculaire et grasse, et localise la graisse viscérale de façon segmentaire.
Ces deux méthodes ont chacune leurs avantages et leurs limites :
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L’impédancemétrie : facile d’accès, rapide, disponible dans de nombreux cabinets médicaux et pharmacies. Elle reste sensible aux variations d’hydratation, ce qui peut affecter la fiabilité des résultats selon le contexte clinique ;
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La lipodensitométrie : outil diagnostique d’une grande précision, notamment pour la mesure de la graisse viscérale et de la masse osseuse. Elle nécessite un équipement de pointe et une équipe spécialisée en radiologie.
💡 Conseil — Les deux méthodes ne s’opposent pas. Votre médecin choisit l’outil le plus adapté à votre situation clinique et à l’objectif de l’évaluation.
Dans quels cas votre médecin peut-il prescrire une lipodensitométrie?
La lipodensitométrie est prescrite lorsque votre médecin a besoin d’une évaluation précise et objective de votre composition corporelle.
Elle est principalement indiquée dans les situations suivantes :
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Obésité abdominale ;
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Facteurs de risque cardiométaboliques (hypertension artérielle, dyslipidémie ou diabète de type 2) ;
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Syndrome métabolique ;
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Suivi après chirurgie bariatrique ;
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Sarcopénie (diminution de la masse musculaire liée à l’âge ou à la maladie) ;
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Suivi d’un programme de perte de poids ou de rééducation nutritionnelle.
La clinique Radiologie Dix30 vous accueille à Brossard, sur la Rive-Sud de Montréal, pour la réalisation de votre examen. Transmettez votre prescription par fax au 450-904-0405 ou par courriel à info@radiologiedix30.com pour planifier votre rendez-vous.
La lipodensitométrie est-elle douloureuse ou contraignante?
La lipodensitométrie est totalement indolore. Vous restez allongé sur la table pendant une dizaine de minutes, sans contact direct avec l’appareil. Aucune injection n’est nécessaire. La dose de radiation utilisée est extrêmement faible.
La préparation demande quelques précautions simples à respecter les jours précédant l’examen, notamment un jeûne de 4 heures et l’arrêt des suppléments de calcium 48 heures avant. Ces consignes sont communiquées lors de la prise de rendez-vous.
Vous pouvez consulter notre page lipodensitométrie pour les détails de préparation et toutes les informations pratiques sur l’examen.
Sources
Santé Canada. Lignes directrices canadiennes pour la classification du poids chez les adultes. https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/aliments-nutrition/saine-alimentation/poids-sante/lignes-directrices-classification-poids-chez-adultes/guide-reference-rapide-intention-professionnels.html
American Council on Exercise (ACE). Body Fat Percentage Categories. https://www.acefitness.org/resources/everyone/tools-calculators/percent-body-fat-calculator/